Plan 601 sem 9 Jour 3
La virée des Puces - Semi- Marathon de Saint Christophe du Ligneron
Préparation
1ère constatation au saut du lit, il fait beau, frais et peu de vent . J'arrive une demi heure avant le départ c'est un peu juste car les commissaires de courses ont barré la route par laquelle je comptais arriver. Apparemment l'affluence de coureurs est record pour la manifestation et ceci ne m'aide pas beaucoup pour trouver une place à se garer. Je retire mon dossard (N° 591) et tombe nez à nez avec Xav (membre actif de la bande de la ficelle). On s'échauffe en discutant une petite dizaine de minutes et nous présentons au départ. Pour Xav, cette course est son objectif de l'année et il espère y faire un temps. Moi n'ayant l'experience que d'un semi (celui des Mauges avec les membre d'AE) où j'avais comme réference 1h 58, j'espère finir entre 1h55 et 1h50.
La course
Le départ est donné, il me faudra bien 15 secondes pour pouvoir commencer à courir puis encore 15 secondes pour passer la ligne de départ. Le peloton est compact et nous entamons une première boucle de 3 km dans le bourg. Je cale mon allure et trouve mon rythme rapidement ce qui est une grande première pour moi. Doubler dans les 2 premier kilomètres n'est pas facile mais cela est une bonne chose pour moi et me permet de rester "sage"à l'arrière du peloton.
Au 3ème kilomètre je cours sur une base de 5'10"/km et je suis à l'aise. En fait je profite à fond de ces moments de plaisirs. C'est une guirlande multicolore de coureurs qui sillonne la campagne. On croise des citrouilles au regards maléfiques ou bon enfant avec des inscriptions ne pouvant que vous mettre une sourire sur un visage tantôt rosé tantôt rouge selon l'intensité de l'effort .
Quoiqu'il en soit vers le 5ème km, la machine est bien chaude et l'allure passe à 5'/km sans autre forme d'explications. Les km s'enchainent, je passe au 10ème en 50'50" et je me sens en super forme. Petite anecdote qui a son intérêt, mon cardio passé l'heure de course ne m'affiche plus les secondes, il n'affiche que les heures et les minutes, je me fait donc à l'idée de courir plus ou moins aux sensations avec un controle à plus ou moins une minute.
Au 13ème km un gars me passe, il a l'air bien motivé, je sens que si je m'accroche j'ai les moyens de le suivre. Je lui file le train et je commence à m'entendre respirer ou "buffer" en patois maraîchain. Au 18 ème km je m'arrête au ravitaillement, mon collègue lui tente d'attraper un verre au vol mais le verre finira à terre et mon lièvre file vers l'arrivée. Je repars et continue sur le rythme qu'avait imprimé ce gars, ces instants là sont jubilatoires car je double des groupes complets de coureurs qui sont complètement à l'arrêt. Au 19 ème je récupère "le lièvre", l'encourage et lui dit d'accrocher le wagon. Le gars me dit qu'il à un coup de mou mais il s'accroche. Nous faisons route vers l'arrivée, nous n'arrêtons pas de doubler . A 300 mètres de l'arrivée, le gars me dit que ce serait sympa de donner tout ce que l'on a et de passer la ligne ensemble. Aussitôt dit aussitôt fait.
C'est donc en 1h45' et 47" (temps officiel) que nous passerons la ligne.
Je gagne donc 13 minutes par rapport au semi des Mauges. Je rejoins Xav qui était à l'arrivée pour m'encourager, lui aussi a fait péter le chrono et son records en 1h33 et des poussières.
On fera le debriefing autour d'une petite bière et rentrerons dans nos foyers au chaud pour la douche salvatrice.
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