Plan 501 Sem 5 Jour 3 - 10 km de la Bugallière (44) Orvault
Préparation
C’est une heure avant le départ que je retire mon dossard, les conditions sont bonnes , il fait chaud, je suis prêt à repérer le parcours. Je commence à m’échauffer en passant sous le panneau « départ », je suis les marques « 10 km » au bout de 800 m me voilà de nouveau sous le panneau départ, je refais la boucle en me disant que j’ai du manquer une marque. Je croise un coureur qui me demande dans quel sens sera la course ? pffou alors là aucune idée et une fois de plus je suis sous le panneau (et pas « dans » quoique je commence à me demander). Le départ est dans des quartiers habités, la présentation web indiquait un parc, des marches, ponts en pierre. Je ne verrai rien de cela ! L’heure du départ est trop proche pour s’aventurer dans les lotissements. Le speaker demande aux 50 commissaires de se positionner sur le parcours (d’où l’absence de marquage) .
La course
A mon habitude je me positionne en queue de peloton, j’ai un gros moral, mes dernières séances ont été globalement satisfaisantes. C’est parti, démarrage en côte, 1er temps au km 4’35, je me dis parfait, si je tiens ce rythme, je vais faire un bon temps. Après cela plus de repères kilométriques et là ça se corse on arrive effectivement dans un parc et ça grimpe , les marches sont bien là et toute la fin du parcours est en montée. Je passe pour la 1ère fois sous le panneau « arrivée » on m’annonce 15’ pile. Je me dis que si j’ai fais le tiers de la distance je suis plutôt en avance par rapport à ma course précédente qui était plate. A mi course, je prend un bon coup derrière les oreilles, les montées m’ont bien entamés, je suis probablement parti trop vite et là tout s’enchaîne dans la tête, il fait chaud, le souffle est court, il n’y a pas de marquage, je cours tout seul, des concurrents me doublent, jusqu’au point où je me dis est ce que je vais pouvoir finir ? La limite physique étant atteinte je ralenti le rythme pour passer une nouvelle fois la difficulté et boucler le second tour. Un concurrent me dépasse et m’encourage et me dit qu’il ne reste plus qu’un tour. Je n’ai pas eu le réflexe de regarder le chrono et je sais désormais que je ne ferais pas un super temps vu mon état et le parcours. Néanmoins cet encouragement venu d’un coureur, me touche particulièrement et me relance . J’ai maintenant la tête à ce que je fais c’est à dire courir malgré le fait que je commence à avoir les jambes comme ceux des playmobils . Je retrouve quasi immédiatement un peu de fraîcheur et cela me permet de reprendre des coureurs qui marchent dans la fameuse montée avec les escaliers. Je terminerai tant bien que mal en 51’38’’ (selon mon chrono).
A posteriori
Bon ben voilà , ça y est je sais ce que ça fait de partir trop vite. Je dramatise pas trop le chrono, en fait à la fin de la course je suis même content de moi, je me dis que quelque mois auparavant jamais je n’aurais pu boucler pareil parcours.
Courir aux sensations, sans repères est quelque chose de perturbant pour un novice comme moi, mais finalement ça ne me déplait pas trop, je découvre un ambiance conviviale et solidaire dans l’épreuve. Je suis en fait satisfait de cette étape qui m’amène vers le semi des Mauges . Affaire à suivre dans 3 semaines…